Aujourd’hui, pour ce dernier billet de l’année, pas de grandes réflexions ni de théorie.
Je vous propose un peu d’humour décalé sous la forme d’un manuel de survie aux fêtes de Noël en famille (il faut bien rester dans le thème de saison !).
Bien entendu, les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite…
Allez, quelle que soit votre situation, restez zen ! La guérilla se gagne sur la durée et avec un peu d’organisation.
Noël : topographie du champ de bataille
Alors que les études tentent de nous faire croire que la famille est une valeur refuge pour 90% d’entre nous, étrangement, la réalité des fêtes de Noël est souvent assez éloignée de cet idéal.
Pour nombre d’entre nous, les fêtes ne sont pas vraiment signe de bon temps et deux écoles vont s’affronter : ceux qui vont les passer seuls et ceux qui vont se retrouver coincés en famille, au bord de la crise de nerfs. Dressons un peu la carte du champ de bataille pour y voir plus clair.
Les solitaires devront affronter le plateau télé devant un programme qui risque de frôler l’insulte à l’intelligence primaire. Comme pour les autres, ils auront eu à faire les courses dans des magasins bondés et, cherchant à s’octroyer un petit plaisir au travers du sens gustatif, ils se retrouveront en tête à tête avec un plateau qui leur permettra de noyer leur ennui dans le cholestérol et le sucre.
Les seconds devront faire face au nombre : dès le début de soirée, ils devront affronter les piques de belle-maman. Puis viendra l’oncle machin, insupportablement lourdingue dès qu’il a absorbé un verre de trop (soit dès le premier quart d’heure). On n’oublie pas non plus le travaille de sape de la cousine dépressive qui fait la gueule, car elle s’est fait plaquer il y a quelques jours, ni les neveux : insupportables par nature… et par éducation.
Les plus téméraires recevront à domicile. En effet, mieux vaut être en terrain connu plutôt que d’affronter l’adversaire sur son propre terrain. Problème : cela vous oblige à avoir une maison parfaite (merci belle-maman, j’ai bien compris le message), à vous taper les courses et la cuisine.
Bien entendu, votre repas devra être parfait sous peine de faire l’objet de remarques pour les 10 années à venir si vous veniez à rater ce super plat si facile que l’on a tous vu dans Top Chef.
Il faudra également compter avec le lendemain : vous repartez pour une journée avec la vaisselle et une maison à remettre totalement en ordre… ce qui nous fait 3 jours minimum de stress et de travail.
Qui dit famille dit cadeaux. Non seulement vous allez devoir vous battre pour trouver les mêmes ingrédients alimentaires que la moitié du pays en quantité suffisante pour nourrir vos invités, mais, en plus, il vous faut vous casser la tête pour les cadeaux tous hors de prix quand on sait qu’ils finiront oubliés ou revendus.
Pour les solitaires, il faut avouer que c’est un peu plus facile, mais, sauf si vous avez la mémoire de votre poisson rouge, l’effet de surprise est assez limité.
Maintenant que nous connaissons le terrain, agissons.
Techniques de combat 1 contre 1
Même si vous n’aimez pas Noël, que cela ne représente rien pour vous ou vous rappelle de mauvais souvenirs : il ne sert à rien de ressasser des idées noires tout seul. Tout le monde fait la fête ?
Profitez-en pour vous offrir de bons moments, vous y avez droit ! Il est important de savoir se faire plaisir. Ne restez pas chez vous, c’est la période où l’on trouve un très grand nombre de spectacles ou d’animations.
Les associations qui organisent des réveillons sont légions, pourquoi ne pas en profiter pour rencontrer des personnes qui partagent les mêmes intérêts ?
Que ce soit une congrégation religieuse ou le chapitre Harley Davidson du coin, peu importe : inscrivez-vous ! Rencontrer du monde fait du bien au moral et ouvre à de nouvelles expériences.
Vous préférez les voyages ? Vous avez de la chance ! De nombreuses destinations sont à prix cassés durant la période de Noël. Avec un peu d’organisation, comme vous êtes seul, il vous sera même plus facile de vous rendre dans des lieux très courus pour leurs fêtes et d’y rencontrer du monde !
Quand il faut affronter le nombre.
Pour les réveillons de Noël en famille, point de salut sans un maximum d’anticipation, d’organisation… et de lâcher-prise ! Eh oui, il fallait bien en parler un peu.
Vous recevez, vous le faites avec plaisir et pour faire plaisir (si non pourquoi accepter de vous y coller ?)… dommage pour ceux qui ne le comprennent pas et critiquent ! Si cela ne leur plaît pas, ils sont libres de ne pas rester. L’année prochaine, ils peuvent organiser à leur façon.
Dites-vous que vos invités viennent pour passer un bon moment avec vous et tous ensemble. Cela ne doit pas tourner à la course à la perfection. Laisser parler les grincheux.
Bon et simple tel sont les mots d’ordre à respecter pour le repas. Vouloir faire compliquer pour de nombreux invités est certainement le meilleur moyen de vous mettre une pression totalement inutile et de vous gâcher la vie avant, pendant et après la soirée. Et pour ceux qui attendraient de la grande cuisine, il existe des réveillons organisés par de grands chefs ! Au menu de cette année : convivialité et bonne humeur.
Pour que, vous aussi, puissiez profiter de ce moment, l’arme absolue et la délégation : traiteur, surgelé, répartition des plats aux différents invités, toutes les techniques sont acceptables !
Vous pensez vraiment que, dans les réveillons people, madame est aux fourneaux en robe de soirée ? Pensez y en faisant préparant votre menu à l’avance. Cela permet également de ne pas courir faire les courses au dernier moment et, facteur de stress supplémentaire, devoir composer avec ce qu’il reste en magasin.
Diplomatie de base
Côté relationnel, il est quelques techniques diplomatiques à connaître pour survivre au réveillon de Noël. Quelles que soient les circonstances : voyez le bon côté des choses.
Ne vous laissez pas intimider par la botte secrète de belle-maman, laissez glisser la pluie acide, faites preuve d’empathie et de bienveillance. Après tout, qui aime bien châtie bien… qu’est-ce qu’elle doit vous aimer !
L’oncle machin vous insupporte ? Ignorez-le, tout comme la cousine ou les neveux. Vous êtes là pour profiter de ce court instant qu’est Noël, insensible et détaché de ces casse-pieds.
Mamie vous fait le même cadeau que les 3 années précédentes, dites merci avec la larme à l’oeil. Le bon coin et eBay vous en débarrasseront et cela fera 3 personnes heureuses : mamie, vous et l’acheteur… quoi que, pour ce dernier, je n’assure de rien.
Si cet exercice de détachement est vraiment trop difficile, rejoignez donc les solitaires ! Et oui, même en famille, la période de Noël offre de belles perspectives ! Allez, je vous dévoile ma dernière tactique de guérilla : la fuite !
Même s’il n’existe pas de statistiques officielles, elle représenterait une écrasante majorité dans la répartition des bonnes excuses pour ne pas s’obliger à subir les réveillons de Noël barbants.
N’ayez pas peur, autorisez-vous à être heureux, même s’il faut fuir pour cela. Le plus important c’est vous et ceux qui vous rendent heureux.
À tous, que vous vous reconnaissiez ou pas dans ce guide, je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël et je vous dis à l'année prochaine !
Illustrations : Le père Noël est une ordure – Le Splendid & Jean-Marie Poiré
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Nathalie Decluzet-jorland, pareille ici ! Nous avons réduit d’un commun accord et les choses se passent nettement mieux !
J ai été dans ce registre » coincée en famille » et j ai appris à ne voir que ce qui m intéressait , n écouter que ce qui m intéressait, et manger que ce qui m intéressait. Et pour finir, nous avons réduit la durée d une semaine à 4 jours. Et là tout le monde semble content de ce moment de retrouvaille et de mise à niveau des infos riiiire. Les cadeaux? Que des trucs qui se boivent et se mangent et aussi qui se lisent pour certains . Tout ça pour vous dire que c’est possible de faire en sorte que cela aille bien. Et vous pouvez me croire car il y a 25 ans, je n étais pas , mais pas du tout dans le même état d esprit :-) les conseils de cet articles sont pleins d humour et l humour c est souvent salvateur :-)! Bonnes fêtes :-)
Oui suis assez d accord avec Annie, merci Sabine pour cet article !!
Oh oui Sabine, cela ressemble tellement à des Noëls que j’ai rencontrés auxquels je fus invitée….avec toute cette hypocrisie faire belle figure devant les autres …par « gentillesse »… je n’aime pas Noël et je dis bien pour moi,j’ai pourtant de beaux souvenirs de mes Noël d’enfant………et pas parce que je suis seule, car il y a les enfants et petits enfants; simplement parce que ces fêtes là, sont souvent appelées » trêve de Noël » …c’est à dire suspension temporaire des hostilités et après il y a quoi….?……..Bien entendu, enfants et petits enfants viennent mais pas de chichi, c’est comme d’hab, et oui, nous aimons cuisiner et nous mettons toujours les petits plats dans les grands quand ils viennent chez nous même en dehors de Noël, car c’est toujours une fête leur venue….les cadeaux!!!!! ah làlà…..ils ont tant de chose déjà…..alors …..ce sera des petits présents faits maison, voilà, non, vraiment je n’aime pas Noël ….
bien vu! c’est aussi d’après les sondages une période où les psychologues sont le plus demandés! afin de faire face à une famille compliquée stressante, c’est donc le moment de pratiquer la sophrologie! merci Sabine pour cet article!