FoMO, JoMO et MoMO sont des termes qui ne vous disent vraiment rien ?
Avez-vous déjà ressenti un sentiment d’anxiété, d’envie ou de regrets en voyant les photos de vacances de leurs amis sur les réseaux sociaux ?
Faites-vous partie de celles ou ceux qui vérifient s’il y a de nouveaux messages toutes les 5 ou 10 minutes ? Ou peut-être ressentez-vous une joie immense en choisissant de vous déconnecter ?
Alors bienvenue dans le monde de FoMO, JoMO et MoMO ! En effet, ces termes reflètent les différentes façons dont les réseaux sociaux influencent nos habitudes de vie et donc notre bien-être psychologique.
Je vous propose de découvrir ces nouveaux maux . Comment ils s’articulent entre eux et affectent notre vie quotidienne. Mais aussi comment s’en débarrasser. Le sujet étant vaste, nous commencerons cette semaine par celui qui est à la source de tous les autres.
FoMO : la peur de manquer
FoMO, ou “Fear of Missing Out,” signifie la peur de manquer quelque chose. De façon plus spécifique, la FoMO est la peur de passer à côté d’expériences gratifiantes que les autres vivent, ou vous font croire qu’ils vivent au travers des réseaux sociaux.
Le terme FoMO a été popularisé au début des années 2000 avec l’essor des réseaux sociaux. Il a été officiellement reconnu en 2004 par le Dr. Dan Herman, spécialiste du marketing.Et, en toute logique, cette peur se classe parmi les troubles de l’anxiété sociale (TAS).
Manifestations de la FoMO
Les manifestations de FoMO sont nombreuses. Pourtant, on peut identifier 4 manifestations récurrentes qui ne trompent pas :
- Vérification compulsive des réseaux sociaux : Vous ressentez le besoin constant de savoir ce que font les autres.
- Un sentiment d’insatisfaction : Vous éprouvez du regret en voyant les activités des autres. Vous les enviez et dévalorisez vos propres activités.
- Une difficulté à se concentrer sur le présent : Vous avez du mal à apprécier le moment présent. De fait, vous vivez à travers les réseaux.
- Anxiété sociale accrue : Pour toutes les raisons précédentes, vous vous sentez déconnecté. Mais aussi anxieux de cette situation des impacts qu’elle peut avoir sur votre vie privée ou professionnelle.
Les causes
À la lecture de ces manifestations, on comprend assez rapidement quelles sont les causes principales de FoMO, ou tout au moins les facteurs déclenchants :
- Un usage excessif des réseaux sociaux. Pour commencer, il faut admettre le fait que, de par leur conception, les réseaux sociaux sont addictifs. S’exposer en permanence aux « moments parfaits » des autres utilisateurs crée une impression que tout le monde mène une vie plus excitante et épanouissante que la sienne. De fait, cela engendre une anxiété permanente liée à l’idée de manquer des événements importants ou des expériences enrichissantes.
- Un besoin de validation sociale. Le besoin de validation sociale est profondément enraciné dans la nature humaine. Les réseaux sociaux amplifient ce besoin en offrant des “likes”, des commentaires et des partages comme mesures de validation. Tout est fait pour nous rendre obsédés par le nombre de réactions que reçoivent nos publications. Ce qui renforce le besoin de partager chaque aspect de leur vie pour obtenir des validations externes.
- Une comparaison constante avec les autres. Les réseaux sociaux facilitent la comparaison sociale. Chacun compare sa propre vie avec les représentations souvent idéalisées et filtrées des vies des autres. Or, cette comparaison constante peut mener à des sentiments d’infériorité et d’insatisfaction. Pourtant, ces images ne reflètent pas nécessairement la réalité complète des autres.
- Le manque de satisfaction personnelle. Ce dernier point découle des précédents. En effet, quand on ne trouvent pas suffisamment de satisfaction ou de bonheur dans sa propre vie, nous sommes plus susceptibles de ressentir le FoMO. Le manque de buts personnels ou d’accomplissements peut exacerber ce sentiment.
Comment s’en séparer
Les différentes études réalisées montrent que pour surmonter votre FoMO, les 4 actions les plus efficaces sont :
- Limiter l’usage des réseaux sociaux : définissez des périodes spécifiques pour les consulter.
- Pratiquer la gratitude : concentrez-vous sur ce que vous avez.
- Développer des relations réelles : privilégiez les interactions en personne.
- Se fixer des objectifs personnels : donnez un sens à votre vie.
Si, pour certains, ces actions semblent naturelles à mettre en place et savent s’y tenir. Pour d’autres, l’aide de votre sophrologue peut être nécessaire. À l’aide de techniques et d’exercices, il saura vous accompagner dans ces étapes.
Et, qui sait, peut-être découvrirez-vous également les joies que peuvent procurer JoMO et MoMO dont nous parlerons dans un prochain article.
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