Le bonheur est-il difficile ? Est-ce si compliqué à vivre et à construire ?
Pourquoi passons-nous autant de temps à gémir, ruminer et ressasser ces moments désagréables de notre vie ?
Comme beaucoup, je me posais régulièrement ces questions. En premier lieu pour moi-même, mais aussi comme sophrologue, pour aider et accompagner.
Alors que j’étais à parcourir ma bibliothèque de podcasts en retard, je suis tombée sur cette chronique de Christophe André. Et tout d’un coup, les choses se sont mises en place.
Cette semaine, je vous propose donc d’essayer de retrouver le goût du bonheur. Pour cela, nous allons commencer par prendre connaissance de cette chronique/méditation révélatrice.
Ensuite, nous essayerons de déterminer comment la mettre en pratique et, peut-être, enfin retrouver le goût de ce bonheur que nous cherchons tous.
Les visages du bonheur.
En premier lieu, je vous invite donc à écouter cette chronique de Christophe André « Les visages du bonheur », qui date du mois d’août 2017 et ne dure que 5 petites minutes.
Au fond, que devons-nous retenir de ce petit moment de bonheur ?
- Par facilité et par complaisance, le malheur est plus « vendeur », il offre tellement de facettes qu’il captive tous ceux qui nous abreuvent d’informations.
- Le bonheur n’est pas un. Il se construit au travers de mille et une petites émotions ressenties tous les jours.
- Le bonheur est nécessaire pour affronter l’adversité. Il nous donne l’énergie nécessaire pour affronter les pires moments de notre vie.
En définitive, il n’y a rien là de bien compliqué. Dans ces conditions, ne suffirait-il pas, une fois encore, de faire un pas de côté pour retrouver le bonheur ?
Réapprendre le bonheur
En effet, avant de nous plaindre de ne pas trouver le bonheur, ne serait-il pas utile de nous débarrasser de certains filtres ? Il est peut-être sain de rouvrir les yeux à ce qui nous est proche.
Il existe une énorme différence entre s’informer et se complaire à la recherche du malheur. Comme le dit fort justement Christophe André, chaque malheur est unique. Chaque malheur se décortique, se commente, se ressasse… Bref, il est une source d’inspiration sans fin pour celles et ceux qui vendent des mots.
Au contraire, pour eux, le bonheur est invendable, car il ne s’exprime pas. Le bonheur se vit, s’expérimente.
Vaincre le mal en s’attaquant à des causes profondes
Le Miracle Spinoza – Frédéric LENOIR
Cette analyse d’une partie de l’œuvre de Spinoza par Frédéric LENOIR résume assez bien la démarche à adopter pour se réapproprier le bonheur : commençons par agir !
En premier lieu, apprenons à faire le tri entre information et bruit. Arrêtons de nous complaire dans la critique et le drame au point de ne plus savoir vivre sans en avoir notre dose journalière de malheur.
Apprenons à lâcher-prise, à couper le cordon avec ces médias qui tournent en boucle et nous enferment dans une pensée qui n’est plus la nôtre.
Souvenons-nous de cette phrase de Diderot : » Il faut éclairer les consciences et non les contraindre« . Retrouver le bonheur nécessite de savoir retrouver sa première liberté. La liberté de voir par ses propres yeux et de penser avec son propre cœur autant qu’avec son esprit.
Nous sommes à mille lieu du monde des bisounours. C’est une pensée positive mais surtout active et constructive qu’il nous faut mettre en mouvement.
Le bonheur, c’est ici et maintenant
Dans un autre ordre d’idée, il nous faut revenir quelques secondes sur cette courte phrase « Le bonheur n’est pas un ». En effet, puisque nous venons de nous libérer d’un piège, autant ne pas tomber dans un autre.
En résumé, il ne faut pas confondre le bonheur sous sa forme d’idéal (et donc inaccessible) et le bonheur, état qui nous permet de vivre heureux. Je vous renvoie à l’article « Pour être heureux… vivons ! » qui traite cette différence importante en détail.
Bien, maintenant que nous avons évité les pièges, comment fais-je ? Est-ce que la sophrologie ou la méditation vont faire mon bonheur ? Et si la sophrologie ou la méditation ce n’est pas pour moi, est-ce à dire que je ne peux pas être heureux ? Heureusement non !
Rappelez-vous la phrase de Flaubert citée par Christophe André : « Pour qu’une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longtemps. »
En somme, retrouver le bonheur, c’est aussi simple que de prendre le temps d’apprécier les choses. Aussi difficile que cela puisse paraître au tout début, il nous faut apprendre à vivre l’instant présent. Savourer le bonheur de chaque instant agréable.
Autorisez-vous à ressentir vos émotions sans les brider. Aimer ce plat qui vous rappelle votre enfance. Pleurez sur cette musique qui vous rappelle tant de souvenirs. Souriez et ayez de la gratitude.
Prenez l’habitude du bonheur
Le bonheur, même fugace, ne doit plus être une exception dans votre vie. Habituez-vous à le voir, à le chercher dans chaque moment.
De même, pour vous y habituer, prenez l’habitude de le partager. Le bonheur engendre le bonheur. Partagez-le avec vous-même, sous forme d’un petit carnet, d’une liste des bonheurs rencontrés. Mais aussi avec d’autres, sur la toile ou, mieux encore, avec des amis réels, faits de chair et d’émotions.
Dans ces conditions, le bonheur deviendra une partie naturelle de votre vie. Plus besoin de le chercher ni de se lamenter sur son absence supposée.
En définitive, non, le bonheur n’est pas si difficile. Il faut simplement apprendre à le connaître et à le voir. Il faut ouvrir les yeux et le cœur.
A lire sur le sujet:
- Du Bonheur, un voyage philosophique – Frédéric Lenoir
- Plaidoyer pour le bonheur – Matthieu RICARD
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Pas de recette avec le bonheur qui est très suggestif. Le bonheur est avant tout un ressenti.Le bonheur c’est quand on apprend à s’ouvrir , à changer son état d’esprit. À connecter avec le simplisme et l’innocence de la vie ., Non ?!
Peut être Oui !
Pas de recette avec le bonheur qui est très suggestif. Le bonheur est avant tout un ressenti.Le bonheur c’est quand on apprend à s’ouvrir , à changer son état d’esprit. À connecter avec le simplisme et l’innocence de la vie ., Non ?!
Peut être Oui !
Le positivisme a sa de bien d’être positif, mais le positivisme vous entraîne a renier l’émotions du moment agréable ou pas
Pas du tout Christian Guinard, vous décrivez là ce que j’appel le positivisme « bisounours » (https://www.relaxationdynamique.fr/pensee-positive-bisounours-ne-confondre/) On peut tout à fait être positif sans pour autant renier ses émotions, toutes ses émotions. Le tout est de savoir les accepter et surtout de comprendre que, même désagréables, elles nous construisent.
en fin de comptant votre positivisme et le nouveau mots pour décrire l’espoir ? Sabine Pernet
Non, l’espoir est encore un autre concept. Et puis, honnêtement, je me vois assez mal définir de nouveaux concepts comme cela :D
Mais l’idée est intéressante ! Confronter l’espoir au positivisme… je devrais y penser ;) Merci Christian Guinard
Je vous invite a le faire, je le fais déjà dans mon travail de coaching ;) Merci pour ce belle échange
Le positivisme a sa de bien d’être positif, mais le positivisme vous entraîne a renier l’émotions du moment agréable ou pas
Pas du tout Christian Guinard, vous décrivez là ce que j’appel le positivisme « bisounours » (https://www.relaxationdynamique.fr/pensee-positive-bisounours-ne-confondre/) On peut tout à fait être positif sans pour autant renier ses émotions, toutes ses émotions. Le tout est de savoir les accepter et surtout de comprendre que, même désagréables, elles nous construisent.
en fin de comptant votre positivisme et le nouveau mots pour décrire l’espoir ? Sabine Pernet
Non, l’espoir est encore un autre concept. Et puis, honnêtement, je me vois assez mal définir de nouveaux concepts comme cela :D
Mais l’idée est intéressante ! Confronter l’espoir au positivisme… je devrais y penser ;) Merci Christian Guinard
Je vous invite a le faire, je le fais déjà dans mon travail de coaching ;) Merci pour ce belle échange
À la deuxième partie
À la deuxième partie
A quelle partie de l’article répondez-vous non Séléné De Persepolis ?
A quelle partie de l’article répondez-vous non Séléné De Persepolis ?
Non il existe plusieurs alternatives.
Non il existe plusieurs alternatives.
Vous avez raison Didier, c’est une question de formatage de l’esprit. Comme je l’explique dans l’article, nous sommes trop habitués à passer notre temps à regarder le négatif et à en entendre parler (pour de multiples raisons), que nous avons perdu l’ahbitude de voir le positif. Et sans positif, pas de bonheur. Maintenant qu’est-ce que le bonheur ? Il n’y a pas de réponse unique. Chacun a sa définition. Attention toute fois de ne pas tomber dans le travers d’une recherche du bonheur idéal, donc impossible à atteindre, donc frustrant et décevant.
Oui…. faudra expliquer ça à ceux au chômage dans un logement insalubre et sans espoir d’issue favorable
Didier Henry, je comprends mieux votre remarque. Effectivement, la stabilité matérielle est un facteur important. Il est difficile d’être heureux quand les situations de vie sont précaires, que l’on se demande de quoi sera fait demain et comment nous pouvons aider nos enfants pour vivre « au mieux cette situation ». Ce cas de figure ne se discute même pas et vouloir expliquer que l’on peut passer outre et être heureux serait d’une absurdité totale. Non, vous avez raison, mon propos s’adresse plus à ceux qui ont déjà cette stabilité et qui malgré tout ne sont jamais heureux car ils ont toujours l’impression de devoir avoir plus. Ce que je dis, en filigrane, est que ce n’est pas le fait d’avoir qui rends heureux. Une fois une certaine stabilité acquise, une fois l’incertitude du lendemain levée, on peut parfaitement être heureux en vivant simplement, sans céder aux sirènes de la consommation.
Vous avez raison Didier, c’est une question de formatage de l’esprit. Comme je l’explique dans l’article, nous sommes trop habitués à passer notre temps à regarder le négatif et à en entendre parler (pour de multiples raisons), que nous avons perdu l’ahbitude de voir le positif. Et sans positif, pas de bonheur. Maintenant qu’est-ce que le bonheur ? Il n’y a pas de réponse unique. Chacun a sa définition. Attention toute fois de ne pas tomber dans le travers d’une recherche du bonheur idéal, donc impossible à atteindre, donc frustrant et décevant.
Oui…. faudra expliquer ça à ceux au chômage dans un logement insalubre et sans espoir d’issue favorable
Didier Henry, je comprends mieux votre remarque. Effectivement, la stabilité matérielle est un facteur important. Il est difficile d’être heureux quand les situations de vie sont précaires, que l’on se demande de quoi sera fait demain et comment nous pouvons aider nos enfants pour vivre « au mieux cette situation ». Ce cas de figure ne se discute même pas et vouloir expliquer que l’on peut passer outre et être heureux serait d’une absurdité totale. Non, vous avez raison, mon propos s’adresse plus à ceux qui ont déjà cette stabilité et qui malgré tout ne sont jamais heureux car ils ont toujours l’impression de devoir avoir plus. Ce que je dis, en filigrane, est que ce n’est pas le fait d’avoir qui rends heureux. Une fois une certaine stabilité acquise, une fois l’incertitude du lendemain levée, on peut parfaitement être heureux en vivant simplement, sans céder aux sirènes de la consommation.
Ce n’est pas une question de préférence
Ce n’est pas une question de préférence
Christian Guinard, ce n’est que le début de la réponse. Le reste est dans l’article.
Je croyais que vous posiez la question aux membres, et dans l’article ou que l’on regarde, on nous envoie a des formation ;) Merci et belle soirée
Christian Guinard, ce n’est que le début de la réponse. Le reste est dans l’article.
Je croyais que vous posiez la question aux membres, et dans l’article ou que l’on regarde, on nous envoie a des formation ;) Merci et belle soirée
Merci beaucoup Sabine.
Bonnz semaine
Les gens sont plus familiarisaient avec le malheur qu’avec le bonheur voila la réalité de ces 2 axiome.
Les gens sont plus familiarisaient avec le malheur qu’avec le bonheur voila la réalité de ces 2 axiome.
Il est vrai que pour avancer d’une manière constructive et bénéfique, il n’est pas toujours évident, dans des situations stressantes et souvent impromptues, d’avoir une prise de conscience dont le but est d’évincer systématiquement les mauvaises pensées en les remplaçant par « des moteurs positifs » associés à un éventail d’éléments, eux-mêmes, rattachés à une image, un souvenir stimulant etc… Voilà pourquoi, « la technique de sophro-déplacement du négatif » est une technique clef et s’apparente à une entrée en matière concrète et efficace permettant de travailler ce mécanisme qui peut être, ô combien, salutaire….J’étaye cette réflexion en me basant sur certains éléments mais je suis encore en pleine exploration, sans omettre que chacun a sa propre manière fonctionner, de voir les choses, c’est vraiment mon ressenti, je ne sais donc pas ce qu’il en est pour vous ??! Je reste persuadée que cette technique est réellement un fil conducteur qu’on ne peut outrepasser pour cibler ses objectifs et percuter (oui, je pense que percuter est un verbe assez fort, …) que le bonheur est là…. Progressivement, en pratiquant régulièrement cette technique que l’on peut inclure en séance et qui selon mon ressenti , apparaît comme nécessaire, puisque partant de là, on est en mesure de cibler d’une façon évolutive des instants de bonheur qu’on ne percevait pas avant….ils sont de plus en plus accessibles ….Et naturellement cette réalité se greffe à notre existence, elle n’est pas belle la vie ? :P Qu’en pensez vous ?! …..Rhooo, ce que je tchatche ^^
il se cultive pour au fil des jours arrivés à voir que le bonheur pour vibrer dans la joie pour préserver sa santé, belle journée à vous merci
Merci beaucoup. Aussi je rajouterais que l’homme aime son symptôme, il s’identifie à lui et a du mal à s’en séparer car c’est une satisfaction pulsionnelle, une volonté de jouissance inconsciente et pour arriver au bonheur, il faut pouvoir s’en détacher (bon là je m’écarte sur un versant psycho).
Sophie Maspaut, quand vous dites « l’homme », vous parlez bien de l’être humain dans son ensemble, pas de genre ?
Sabine Pernet oui tout à fait
j’aurais du dire l’individu
Tout a fait, ce n’est pas faux, le bénéfice de la maladie et du mal-être existe mais de ce que je me suis permise de constater , il s’associe toujours à un appel à l’aide…..qui est parfois tellement enfoui qu’on se rend compte que l’individu ( héhéhé, je ne me suis pas trompée ^^ ) qui est en proie à cet état, est bouffé par un « espèce d’engrenage » destructeur résultant d’une souffrance souvent antérieure, enracinée et toxique…..L’avez-vous déjà remarqué ?
Ingrid Psy-sophrologie je ne peux pas dire si je l’ai remarqué (j’ai arrêté mes cours de psy en licence et j’entreprends ma formation sophro en mars). Mais en effet, je suis convaincue qu’à partir du moment où l’individu fait une démarche chez un thérapeute (ou démarche d’aide à l’accompagnement) c’est qu’il y a un appel à l’aide. Ce que l’on nous a aussi appris sur ce « symptôme » que l’on aime « par dessus tout », c’est qu’il n’est jamais l’objet de la visite…on y va sous le « prétexte » inconscient d’une autre demande.
merci pour un bon début de journée et semaine en perspective et en retour une belle journée à vous remplie de bonheur !